Louise-Thérèse

Notre bourdonLouise-Thérèse” compte parmi les plus grosses cloches de Haute-Savoie. Installé en 1909… Il en remplace bien d’autres, qui remontent même à l’ancienne église

La chapelle Sainte-Anne.

En 1793, la grosse cloche de l’église de Flérier (ancien chef-lieu de la commune) est descendue avec les 7 autres cloches de Taninges (église, chapelles et chartreuse). Elle ne sera pas transportée à Bonneville (comme notre Doyenne, par exemple) mais à la chapelle Sainte-Anne (nouveau Bourg) pour sonner les Assemblée Civiles. Mais la petitesse du clocheton ne permet pas à la cloche de sonner en volée. De plus, elle est décrite comme “grosse et épaisse, n’ayant pas beau son”.

Elle y restera jusqu’en 1810. Date à laquelle on commande une nouvelle cloche qui servira de timbre au nouveau bourg. On transfère l’ancienne cloche à l’église de Flérier, sa destination initiale.

En 1816, la cloche est refondue devant l’église de Flérier par Antoine Paccard de Quintal avec une seconde cloche, plus petite. Elles pesaient respectivement 1’400 et 425 kilos.

En 1817, un rapport de Jean-Daniel Dreffet indique que les deux nouvelles cloches sont mal équipées. La conclusion est sans appel : Antoine Paccard doit revoir l’installation campanaire.

En 1824 la construction de la nouvelle église commence, et l’année suivante, il ne demeure que le chœur de la chapelle. La cloche est sans doute déplacée près de la chapelle Sainte-Anne, devenue pro-église.

En 1832, les cloches sont installées au clocher de l’église Saint-Jean-Baptiste, consacrée le 15 février 1834.

En 1847, la grosse cloche semble être fendue ou de piètre qualité. Elle est refondue par Claude et Jean-Pierre Paccard à Quintal (près d’Annecy) en une cloche plus grosse, d’un poids de 2’500 kilos.

En 1867, le beffroi qui soutient les cloches tombe en ruine et menace pour la sécurité lors des volées. Ordre est donné d’un construire un nouveau avec 4 mètres cubes de bois de la forêt de l’Intriaz, aux Gets.

En 1899, les frères Paccard indiquent après expertise que la grosse cloche nécessite des réparations.

En 1908, notre airain est à nouveau fendu, car dit-on “la cloche est incapable de sonner et les heures, et la volée”. Elle est à nouveau refondue par Georges & Francisque Paccard d’Annecy-le-Vieux, génération suivante des précédents.

En 1909, un nouveau bourdon est béni. Celui-ci pèse 2’750 kilos pour 160cm d’envergure et donne un “Si grave“. Il porte le nom de “Louise-Thérèse“. Il sera électrifié avec les autres cloches en 1935 par l’Abbé Bastard-Bogain. Soit quatre ans avant l’avènement des 15 premières cloches du carillon.

En 1935, les trois cloches sont électrifiées. Les sonneurs sont ainsi remerciés et la commande des cloches se fait depuis un automate, en sacristie.

Les inscriptions de la cloche sont :

Paroisse de Taninges
Je m’appelle Louise-Thérèse
J’ai pour parrain Mr Louis Burnier et pour marraine Mme Thérèse Rapin son épouse
Revd Emile Carton étant curé-archiprêtre
Laudate Dominum in cymbalis benesonantibus
Laudate eum in cymbalis jubilationis (PS.CL)*

Fondue en 1847 cassée en 1908 j’ai été refondue en 1909 par souscription volontaire de tous les paroissiens
Principaux donateurs
Rev. Emile Carton curé-archiprêtre Ph. Maistre prêtre
Burnier François oncle Burnier Louis Magnin Annette Mugnier Judith
Vidonne Clotilde Pel Joseph Gerdil Pierre Joseph
Grange Louise François Rouge organisateurs de la souscription

Georges & Francisque Paccard fondeurs à Annecy-le-Vieux 1909

*Louez le Seigneur par des cymbales sonores
Louez le par des cymbales triomphantes (Psaume 150)

Décorations de la cloche :
Calvaire, Vierge à l’Enfant, Saint François de Sales, Saint Louis.
Médaillons des apôtres et évangélistes.